Lambeau en AT

Lambeau AT de la tempe

Lambeau AT du cuir chevelu

Lambeau AT

Lambeau en AT

Le lambeau en AT est souvent utilisé pour les pertes de substance temporales et frontales. Son nom vient du fait que la perte de substance est triangulaire (A) et de la forme de la cicatrice (T).

On peut cacher la cicatrice dans la ligne d'implantation des cheveux. Il peut aussi être utilisé dans la région glabellaire, la barre supérieure du T est alors située au dessus des sourcils, la cicatrice verticale étant orientée selon les lignes de Langé de la glabelle.

 

 

Le dessin du lambeau :

La perte de substance est dans ce lambeau triangulaire. Pour le dessin d'une exérèse de lésion cutanée, on dessine d'abord la résection circulaire en fonction des marges à prendre, puis le dessin de la résection triangulaire est effectué pour réalisation du lambeau.

La base du triangle (du A) est prolongée par le tracé de l'incision. La longueur du tracé de chaque côté peut aller jusqu'à 2 à 3 fois la taille de la base du triangle. C'est ce tracé qui doit être caché au maximum dans la racine des cheveux ou dans une ride physiologique.

 

L'intervention commence par exérèse de la pièce selon le triangle dessiné. Puis on incise selon les tracés réalisé.

Le décollement se fait alors largement pour mobiliser les deux lambeaux de part et d'autre de la perte de substance. Le décollement est réalisé à la face profonde du tissus sous cutané, au dessus du SMAS pour ne pas risquer le léser le nerf facial.

Un décollement important est le plus souvent nécessaire pour obtenir une laxité suffisante.

 

La suture est réalisée en deux plans, un plan sous-cutané au fil tressé résorbable puis un plan cutané au monofilament non résorbable.

Le décollement parfois important peut nécessiter un drainage par mise en place de crins de Florence, retirés à J2 post opératoire.

 

A noter qu'il est possible, pour des lésions de taille moyenne ou petite, de ne réaliser une incision et un décollement que d'un côté du triangle de résection. Le lambeau est alors appelé « lambeau en L », prenant le nom de la future cicatrice.